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Le Comité :

Comité de LIaison des MOuvements Pédagogiques

et d'Education

de Seine-Saint-Denis

 

 

 


                                                                       

 

 

Jeudi 3 novembre 2005

Associations complémentaires de l’école en danger !

 

Ces associations se situent, depuis leur création, dans la logique du développement et du rayonnement de l’École publique.

Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir, durant et en dehors du temps scolaire, le service public d’éducation dont elles sont des partenaires incontournables.

A ce titre, elles bénéficient depuis très longtemps de l’agrément de l’Éducation nationale et du soutien de l’État pour mener leur action grâce à des subventions de fonctionnement et à la mise à disposition d’enseignants qui animent et encadrent des réseaux nationaux, régionaux et départementaux avec l’aide de milliers de salariés et plus encore de bénévoles.
Les enseignants mis à disposition de ces associations sont garants de la qualité éducative des projets comme du respect des principes fondamentaux de l’École républicaine.


Nous réaffirmons la vocation non lucrative de l’action des associations complémentaires et nous nous opposons aux dérives marchandes qui dénaturent l’éducation, en temps et hors temps scolaire, creusent les inégalités, asservissent la communauté éducative et déconsidèrent les missions et le rayonnement des éducateurs.

Alors que les subventions attribuées aux associations complémentaires de l’école diminuent d’année en année (moins 20 % en 4 ans), le ministère des finances annonce que pour la rentrée 2006, 800 postes d’enseignants mis à disposition auprès de ces associations, seront supprimés. Si comme l’affirme le ministère, il n’existe aucune volonté de nuire à ces associations, alors comment concevoir et assurer leur pérennité sans moyens humains et financiers ?

Dans une période où les questions de formation, d’éducation à la citoyenneté, d’éducation au développement, de laïcité, de temps libre, d’intégration sociale, d’épanouissement personnel de l’enfant… mettent en évidence la nécessaire complémentarité éducative, cette « rupture de contrat » entre l’Éducation nationale et ses premiers partenaires est incompréhensible.


C’est un combat qui concerne tous les acteurs de l’éducation des enfants et des jeunes, tous ceux qui n’ignorent pas que la lutte contre l’exclusion sociale passe par l’accès aux actions déclinées ci-dessous :

 

o  Formation initiale et continue d’enseignants, professionnels ou volontaires de l'animation, du secteur culturel, médical ou social

o Mise en place, dans les écoles, collèges, lycées, de projets culturels, artistiques, sportifs…

o Formation de milliers de délégués élèves de collèges et lycées o Encadrement d’ateliers relais pour les élèves en rupture scolaire
o Aide à la scolarisation à domicile d’enfants ou de jeunes accidentés
o Organisation de séjours éducatifs en temps scolaire

o Organisation de campagnes de solidarité aidant annuellement des enfants à suivre une scolarité normale ou à partir en vacances

o Animation de centres de loisirs, de centres de vacances

o Encadrement d’associations scolaires (coopératives, associations sportives, foyers sociaux éducatifs, maison des lycéens)

o Accueil au sein de structures spécialisées de jeunes ou adultes en situation de handicap

o Production et diffusion d’outils professionnels, de revues pédagogiques

o Organisation de séminaires, de conférences de salons… sur des problématiques éducatives

o Aide à l’insertion sociale et professionnelle de publics en difficultés

o Prévention de la violence dans et hors l’école

Une asphyxie des mouvements laïques complémentaires de l’école constitue pour toute la communauté éducative une régression sociale, sans précédent.

 

Autant de projets, services et actions éducatives au service de l’enfant, initiés et portés par nos associations, aujourd’hui menacées, qui risquent de disparaître ou d’être confiés au secteur marchand.

Sur le département de la Seine Saint Denis, les associations concernées (à ce jour) Adosen, Apajh, Ceméas, DDEN, FRANCAS, GEPEM, ICEM, JPA, Ligue de l’Enseignement : FOL 93, OCCE , USEP,   tirent la sonnette d’alarme pour qu’une prise de conscience et une action solidaire soient menées avant le 15 novembre, jour du vote du budget.

Puisque danger il y a, tous les acteurs de l’éducation des enfants et des jeunes désirant réaffirmer le lien qui les unit à ces associations peuvent :

• sensibiliser leur entourage en diffusant ce document,

• intervenir dans les conseils d’école et conseils d’administration,

• médiatiser cette opération par l’envoi d’un message aux médias et institutions en cliquant sur les adresses figurant ci-dessous et en y transférant, le cas échéant ce document et/ou le message ci-dessous.


France 3 : communiquesdepresse@exchange.france3.fr

Le Parisien : infos_actu@leparisien.com

 


 

 

 

 

MOBILISATION CONTRE UN DEMANTELEMENT ANNONCE…

 

• Le Ministère de l’Education Nationale supprimerait 800 postes d’enseignants mis à disposition des associations à la rentrée 2006...

 

• Une baisse substantielle des subventions est annoncée.

 

Face à cette double menace, l’une provenant de la Jeunesse et des Sports, l’autre venant du Ministère de l’Education Nationale, il n’est pas possible de laisser faire et de baisser les bras.

Si la politique du gouvernement n’est pas battue en brèche, les grandes associations qui assurent une mission de service public risquent de disparaître ou d’être obligées de réduire leurs activités au détriment des enfants et des familles.

 Face à cette menace, il a été demandé une audience aux parlementaires et une lettre a été adressée à tous les élus et décideurs du département.

C'est un combat qui concerne tous les acteurs de l'éducation des enfants et des jeunes, tous ceux qui n'ignorent pas que la lutte contre l'exclusion sociale passe par l'accès aux actions réalisées par nos associations.
Une asphyxie des mouvements laïques complémentaires de l'école constitue pour toute la communeauté éducative une régression sociale, sans précédent.

Nous appelons le Gouvernement à renoncer aux baisses de financement et suppressions de postes afin que les associations complémentaires de l'école puissent poursuivre leurs missions.

Par OCCE 93 - Publié dans : climope
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